Ta gueule Laurence !

Supplique à une patronne

A chaque fois que tu l’ouvres, tu déclenches une dépêche,

De tes atermoiements s’enquiert le Président.

Le Code du Travail, tu t’en essuies les fesses,

Et, lui, courbe l’échine comme un petit enfant.

medef

Depardieu, tu lui trouves toutes les qualités,

L’exil fiscal, pour toi, est une banalité.

Si tu fermais ta gueule un petit peu pour voir,

Et que les gouvernants osent te décevoir.

Au lieu de t’ignorer, ou mieux, te mépriser,

Ils ont à ton égard, un sourire, un baiser.

Plutôt que d’instaurer un rapport de forces,

De te briser, d’enfin prononcer le divorce,

Ils te font le cadeau d’une négociation,

Comme un majeur levé vers nos institutions.

« Taxer les CDD, vous n’y pensez même pas,

La flexibilité est l’avenir de l’emploi.

Et la CFDT est bien de mon avis,

Le crayon est taillé et ils en ont envie.

Des réformes structurelles nous devons engager,

La durée du travail, il faut bien l’augmenter,

L’âge de la retraite il faut le reculer,

Les pauvres paieront, c’est leur fonction première,

Et pour nous leur pognon, on leur laisse la misère.

Compétitivité, c’est le Graal mon cher,

C’est la notre salut, l’avènement de notre ère.

Mais mon  petit François a pris les choses en main,

Je lui fais toute confiance, bien plus que le nain.

Les sociaux-démocrates aiment tant le marché,

Par le libéralisme ils sont comme fascinés,

Ils en oublieraient presque le nom de leur parti.

Socialisme, ils en rient, c’est une vieillerie.

Compromis historique, François n’en démord pas.

Ce CDI veillot, je vais le mettre à bas,

A mes coups de boutoir il devra résister,

Le chômage en chantage le fera reculer.

Fluidifier le marché, assouplir l’emploi,

La droite n’osait plus, la gauche franchit le pas.

Le rapport Gallois était délicieux,

Ces négociations, me font monter aux cieux. »

Laurence, tes victoires, tu les comptes même plus,

Ils t’ont donné leur sein et t’ont portée aux nues.

Remercie la faiblesse d’une gauche de droite,

Qui derrière les patrons, se trouve soudain béate,

Qui ne voit plus le peuple qui l’appelle au secours,

Qui préfère les marchés et leurs beaux petits fours.

La trahison est grande et les méfaits sont lourds,

C’est le gouvernement des traîtres enfumeurs,

De Gallois à Mittal, des Smicards aux chômeurs.

Aie la victoire discrète car les temps peuvent changer,

Un avis de tempête peut si vite arriver.

Ferme ta gueule Laurence, par pitié je t’en prie,

Le PS au pouvoir à ma souffrance suffit.

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